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Rennes, rompre le signe - Football - Ligue 1DPPI

Raté. Encore raté. Après trois quarts de saison réussis, le Stade Rennais s’est une nouvelle fois effondré au retour des beaux jours. La tradition bretonne devient exaspérante, si bien que l’on va finir par se demander si ce club n’est pas atteint d’une malédiction. Alors oui, Rennes reste un club bien structuré, dont la présence en première partie de classement dure depuis neuf ans – la ligne de défense d’Antonetti – mais c’est à se demander s’il ne serait pas plus judicieux d’accomplir une décennie de saisons en montagnes russes, avec des gros échecs, mais en trouvant surtout au moins une fois la gloire, enfin.

Plus à l’aise dans le jeu, capable d’affronter les yeux dans les yeux un cador de Ligue 1 en le bousculant, le Stade Rennais s’est fait souffler la cinquième place par Bordeaux. Pas de Ligue Europa cette saison donc, puisque la demi-finale contre Quevilly en Coupe de France fut elle aussi troquée en tragédie locale. Les Bretons débuteront donc leur championnat dans dix jours avec le même espoir : en finir avec cette banalité qui use et irrite, pour vaincre le mauvais sort. Sur le papier, l’équipe rennaise – renforcée par Alessandrini et Diallo - ressemble à ses devancières : solide, talentueuse et équilibrée. Mais à Rennes plus qu’ailleurs, on peut se demander si le compliment ne s’accompagne pas d’un fardeau trop conséquent.

LA PROBLEMATIQUE : Comment gagner un titre ?

S’ils détenaient la recette, gageons qu’ils l’appliqueraient sans attendre. Car cela fait désormais 41 ans que le club rennais n’a plus soulevé de trophée. Une préhistoire qui réapparait, après chaque déboire des Bretons en Coupes - vécu comme un véritable drame par tous les supporters. L’accumulation de frustration et de rendez-vous manqués en devient même presque touchant, tellement le Stade Rennais paraît si proche de parvenir à ses rêves, qu’il finira bien par atteindre, un jour. Reste à savoir quand.

POINT FORT ET POINT FAIBLE

Potentiel ! Un mot bien connu du Stade Rennais, pépinière de talents. Costil, Apam, Kana-Biyik, M’Vila, Féret, Kembo, Pitroipa pour ne citer qu’eux, rejoints désormais par Diallo et Alessandrini. Frédéric Antonetti le répète assez souvent : le club breton n’est pas loin de franchir enfin la marche qui le sépare encore des meilleurs clubs. Le niveau de l’effectif le démontre.

En revanche, le mental est le point faible des Rouge et Noir. La déroute contre Quevilly est encore dans toutes les têtes. Après 30 bonnes premières minutes et une domination outrageuse, le Stade Rennais s’était fait renverser par la modeste formation du National (1-2). Un vrai mal breton, qui réapparait chaque saison à l’aube du printemps.

LA STAR : Kembo, l’étoile de l’Ouest

"C’est un joueur qui, s’il arrive à passer un palier, peut être l’un des meilleurs en L1." La citation d’Eden Hazard, double meilleur joueur du championnat français, n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Jirès Kembo - qui s’était dit flatté par l’attention – s’apparente à l’un de ses talents bruts qui pourrait bien finir très haut. Plus régulier la saison passé, le gaillard avait terminé meilleur buteur du club, à égalité avec Féret (huit buts). Agé de 24 ans, il souhaite désormais exploser les compteurs. "Je pense que je peux prendre un rôle plus important dans l'équipe", a-t-il affirmé dans les colonnes de Ouest-France, mi-juillet. En fin de contrat l’an prochain, ardemment courtisé par Lille – où Rudi Garcia rêve de le recruter – Kembo doit s’affirmer comme le leader offensif du Stade Rennais. A lui de jouer.

L’ENTRAINEUR : Antonetti, l’authentique

Connu pour ses coups de gueule légendaire, le bouillant Frédéric Antonetti n’en reste pas moins un des meilleurs techniciens de l’hexagone, très coté dans le milieu. Après un travail de fourmi à Bastia – qu’il aura fait progresser saison après saison – le natif de Venzolasca ramènera Saint-Etienne en Ligue 1, avant de relancer Nice durant quatre saisons. Coach du Stade Rennais depuis 2009, le Corse a plus de mal à changer le braquet du club breton. Se plaignant souvent de l’environnement feutré du Stade de la Route de Lorient, il n’en a pas moins refusé les avances de l’OM, qui souhaitait en faire le successeur de Deschamps, début juillet. Convaincu par le projet et l’ambition intacte du Stade Rennais, l’authentique Antonetti veut persévérer. Plus que jamais.

LA VALEUR MONTANTE : Théophile-Catherine, la belle promesse

Costarmoricain de naissance, baladé au milieu et en défense, Kévin Théophile-Catherine fut définitivement installé sur le flanc gauche de la défense la saison dernière. Et celui qui est issu de la génération Gambardella 2008, s'est affirmé comme un titulaire indiscutable à son poste. Très régulier, il a disputé 46 matches, toutes compétitions confondues. Clairement le joueur rennais qui monte et qu’il faudra suivre de près dans les prochains mois.

LE CHIFFRE : 0

Comme le nombre de victoire du Stade Rennais en C3. Une statistique détonante, nourrie par le parcours désastreux du club breton la saison passée. Six matches en Ligue Europa : trois matches nuls, tous à domicile, et trois défaites.

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MIREFLEURS F.C / Senior plus de 3 ans
MIREFLEURS F.C / Senior : résumé du match plus de 3 ans
1-4
Senior / ST GERMAIN LEMB. 2 plus de 3 ans
Senior / ST GERMAIN LEMB. 2 : résumé du match plus de 3 ans
2-1
AUZAT S/ ALLIER C.S 2 / Senior plus de 3 ans
AUZAT S/ ALLIER C.S 2 / Senior : résumé du match plus de 3 ans
3-7
Senior / CHARBONNIER /MINES plus de 3 ans
Senior / CHARBONNIER /MINES : résumé du match plus de 3 ans
7-0
AYDAT F.R / Senior plus de 3 ans
AYDAT F.R / Senior : résumé du match plus de 3 ans

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