Ballon d'Or : Messi 2012 et autres millésimes

08/01/2013 - 17h42

Le plus évident : Michel Platini (1984)

Michel Platini a décroché trois Ballons d'Or lors de la première moitié des années 80. Des récompenses glanées par l'ancien Nancéien, la plus marquante reste non pas la première (1983), ni la dernière (1985), mais la deuxième (1984). Cette année-là, le meneur de la Juventus Turin et de l'équipe de France a survolé la planète football avec, en point d'orgue, un Championnat d'Europe époustouflant. Platini l'a remporté avec les Bleus et marqué 9 fois en 5 matches ! Un total exceptionnel et inégalé jusqu'ici. Ajoutez à cela un Scudetto et une Coupe des Coupes décrochés avec la Juve, plus un titre de meilleur buteur du Championnat d'Italie et vous comprenez pourquoi "Platoche" a été crédité de 128 points sur 130 possibles par la presse européenne.

Le plus serré : Matthias Sammer (1996)

Un défenseur allemand, capable d'évoluer dans la moitié de terrain adverse avec d'évidentes qualités offensives et sacré Ballon d'Or en fin d'année, vous pensez à Franz Beckenbauer évidemment. Normal. En 1996, Matthias Sammer l'a imité en décrochant la récompense suprême. Auteur d'un Euro de toute beauté et titré avec la Nationalmannschaft, Sammer a néanmoins bien failli se faire chiper son beau ballon par un jeune Brésilien de 20 ans, débarqué durant l'été au FC Barcelone. La trajectoire exponentielle de Ronaldo, auteur d'une deuxième partie d'année explosive en Catalogne, n'a cependant pas payé. Pour... trois petits points. Le Brésilien sera sacré douze mois plus tard.

Le plus tardif : Marco van Basten (1992)

1992 aurait dû être l'année de Hristo Stoichkov, vainqueur de la Ligue des champions avec le FC Barcelone. Pourtant, Marco van Basten s'est offert un dernier plaisir quelques mois avant le dernier match de sa carrière. Un bonheur en or que le Néerlandais a conquis grâce à ses exploits en Serie A. Mais aussi et surtout grâce à un match de Ligue des Champions face à Göteborg. Lors de la phase de poule, qui intervenait après deux tours à élimination directe, l'attaquant s'est offert le premier quadruplé de la nouvelle C1 rénovée par l'UEFA l'été précédent. Cet exploit, réalisé au cœur du mois de novembre, a fait pencher la balance en sa faveur. Au grand dam de Stoichkov qui a eu cet épilogue en travers de la gorge jusqu'à son sacre de 1994.

Le plus individuel : Lionel Messi (2012)

Il fallait bien que le recordman apparaisse à un moment ou à un autre. Il y avait l'embarras du choix, on a décidé que ce serait pour son année 2012 où Lionel Messi n'a, collectivement, pas gagné grand-chose. Une Coupe du Roi, c'est maigre. Mais que dire du bilan individuel de l'Argentin, auteur de 91 buts de janvier à décembre. Le Ballon d'Or étant devenu un plébiscite pour le meilleur joueur du monde autant que celui de l'année, Lionel Messi a le plus logiquement du monde été récompensé. On peut le regretter ou s'en réjouir. Il n'en reste pas moins que c'est un fait.

Le plus ancien : Stanley Matthews (1956)

Il faut toujours trouver quelqu'un pour essuyer les plâtres. Stanley Matthews fut celui-ci pour le Ballon d'Or. L'Anglais a été sacré en 1956 à l'âge de... 41 ans. Un record que Lionel Messi n'est pas près de lui chiper. Impérial avec l'équipe d'Angleterre, l'increvable ailier avait alors devancé un certain Alfredo di Stefano, 30 ans. Presque un perdreau de l'année à côté de léternel Stanley Matthews, qui allait traîner ses guêtres sur les terrains de Premier League jusqu'à 50 ans.

Le plus cocorico : Jean-Pierre Papin (1991)

Des Ballons d'Or, la France en a glané quelques-uns. Merci pour elle. Six au total : trois pour Platini (1983, 1984, 1985), trois autres pour Kopa (1958), Zidane (1998) et Papin (1991). Le trophée remporté par Jean-Pierre Papin a une saveur particulière pour le football tricolore car c'est le seul gagné par un joueur évoluant dans le Championnat de France de janvier à décembre. Fer de lance de l'OM et de l'équipe de France, le Marseillais a réalisé en 1991 une année civile pleine et accomplie, marquant but sur but. Il ne lui a manqué qu'une victoire en Coupe d'Europe des Clubs Champions. L'année eut alors été parfaite.

Le plus romantique : Johan Cruyff (1974)

Johan Cruyff a finalement eu le mot de la fin. Pas celui dont il rêvait, certes. Mais ce troisième Ballon d'Or, après ceux de 1971 et 1973, a sonné comme une petite revanche sur le sort et sur une finale de Coupe du monde perdue quelques mois auparavant face à la RFA. Les Pays-Bas et leur football total étaient tombés sur le mur de froideur ouest-allemand. Ce que le terrain avait refusé à Cruyff, les votants du Ballon d'Or l'ont offert à retardement au Néerlandais du FC Barcelone, élu meilleur joueur européen devant Franz Beckenbauer, qui avait pourtant à peu près tout gagné en 1974. Une cerise sans le gâteau.

Le plus symbolique : George Weah (1995)

L'année de grâce de George Weah ne pouvait pas mieux tomber qu'en 1995, moment choisi par les organisateurs du Ballon d'Or pour l'ouvrir à tous les joueurs évoluant sur le Vieux Continent. Du Paris Saint-Germain, où il a réussi une brillante campagne européenne, au Milan AC, où il a martyrisé bon nombre de défenses transalpines, le Libérien a réussi une année de rêve. A la clé, ce beau cadeau de Noël en forme de Ballon d'Or. Weah reste à ce jour le seul africain sacré.

Le plus éducatif : Luis Figo (2000)

Zinédine Zidane a terminé sa carrière avec un seul Ballon d'Or, remporté en 1998. Ça ressemble à une hérésie. En 2000, le milieu de terrain de la Juventus le méritait peut-être encore plus que deux années plus tôt, malgré la victoire des Bleus en Coupe du monde. C'est pourtant Luis Figo qui a récolté les lauriers. Son transfert ultra-médiatisé et record (60 millions d'euros) au Real Madrid ne l'a pas desservi. Quant au coup de tête de Zidane sur un joueur d'Hambourg en Ligue des Champions, il lui a carrément ouvert un boulevard vers la gloire. A quelques semaines de la clôture du scrutin, l'image avait été dévastatrice pour le numéro 10 des Bleus. Le jury n'avait pas voulu que le Ballon d'Or 2000 ait une odeur de soufre, préférant sacrer Figo, vainqueur de... rien durant l'année.

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